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La série des Ace Attorney est la meilleure des séries de jeux d'enquêtes policières. Elle est disponible sur Nintendo DS. (par ailleurs, plusieurs éditeurs de procès existent en ligne. Je pense notamment à Ace Attorney Online, mais le site de Court Records redirige vers d'autres logiciels du même type)
Les jeux de la série, bien qu'on puisse y jouer séparément, forment un tout relativement homogène. Le meilleur jeu de la série est le troisième, Trials and Tribulations, pour ses scénarios survoltés. TnT, c'est de la dynamite!!
Mais quel est le principe? Car si vous êtes sur cette page, peut-être est-ce parce que vous n'en avez jamais entendu parler. (dans le cas contraire, faîtes-vous une raison, les gens qui n'en ont jamais entendu parler, ça existe.)
Eh bien tout commence avec un avocat: Phoenix Wright. Sa carrière est parsemée d'embûches, et c'est bien entendu lui que vous contrôlerez la plupart du temps. Je dis bien la plupart du temps, parce que le troisième jeu s'offre le luxe de nous faire incarner son mentor, Mia Fey, et un autre avocat dont je tairai le nom parce que c'est une information top secrète et que je n'ai pas de balise spoiler sur l'éditeur de pages webs que je suis en train d'utiliser.
Et puis il y a le quatrième jeu de la série, Apollo Justice. C'est une nouvelle trilogie, située sept ans après TnT. On y retrouve Phoenix, mais plus en qualité de personnage principal. Les circonstances vont faire de lui une sorte de mentor pour le nouveau héros, Apollo. Le personnage en lui-même se révèle moins convaincant que son aîné, mais les affaires sont toujours aussi corsées. Elles perdent en difficulté à cause de Konrad, le nouveau procureur, qui aide beaucoup trop son adversaire. Konrad est en effet pris, à l'instar de Benjamin Hunter, dans une recherche incessante de la vérité.
Parlons-en, des procureurs. Chacun d'entre eux offre aux différentes affaires traitées sa propre vision, et les phrases cultes sont d'ores et déjà légions.
Hunter est incontournable. Premier adversaire coriace de Phoenix, il se révèle également être un allié précieux. Il donne ses lettres de noblesse au métier de procureur tel que le conçoit le jeu, et, à cette occasion, on le retrouvera bientôt dans un spin-off: Perfect Prosecutor. Des informations qui ont filtré, l'on sait qu'il est enfin rentré de son voyage à l'étranger, mais pour découvrir... Un meurtre dans son bureau! L'occasion de découvrir un nouveau système de jeu, pensé spécifiquement pour ce titre. Il n'en reste pas moins que l'on peut se demander ce qu'il en est des phases de procès. Dire "Un instant!" en direction d'un objet pour déceler une incohérence dans la scène de crime est une chose, mais qu'en est-il de ce qui fait l'identité de la série des Ace Attorney?
J'en viens maintenant à Victor Boulay. Le seul, l'unique, celui que vous affronterez à chaque première affaire. Pas très coriace, mais inoubliable.
Et évidemment, Godot, le fameux caféinomane dont nul ne sait rien. Il porte une visière qui fait penser à Cyclope (des X-Men, bien entendu), boit son café pendant les procès, mais est surtout le seul capable d'un tel applomb au tribunal. Qui d'autre se vanterait de ne jamais avoir perdu... Parce qu'il n'a encore jamais traité d'affaire?
Le point noir de la série, c'est sa traduction. Oh, elle est tout à fait satisfaisante, celle du premier jeu est même extrèmement fidèle à la VA. Quelques références ont malheureusement tendance à disparaître de temps à autre....
Mais, au niveau de la traduction, le fond du gouffre a été atteint avec Phoenix Wright 2: Justice for All.
Fautes d'orthographes récurrentes, fautes de frappes, coquilles et fautes grammaticales. On n'aurait pas eu mieux de la part d'élèves de sixième. L'expression est heureusement bien traduite, sauvant l'ensemble du jeu du désastre.
Et puis il y a la version disponible en binôme: Dans le premier jeu, la version Anglaise s'affichait par défaut et on devait cliquer sur le panneau de langue pour obtenir la Française. Dans le second, la version qui s'affichait par défaut dépendait de la langue de la console. On avait Français, Anglais, mais aussi Allemand.
Notez que le troisième jeu n'est sorti que récemment à cause de la signalétique PEGI, qui souhaitait l'interdire aux moins de 16 ans, ce qui n'a pu être réglé qu'en retardant la sortie. Nous avons donc eu directement droit au quatrième, Apollo Justice. Cependant, les traducteurs ont encore frappé. La traduction est correcte, si l'on excepte les noms propres qui sont un peu ratés, mais, et c'est un véritable scandale, LA VERSION ANGLAISE A TOUT BONNEMENT DISPARU!! La meilleure de toutes! Nous prendrait-on pour des pigeons?
Ceci étant dit, cette série de point'n'click n'est absolument pas dépassable, et donc à intégrer d'urgence à votre ludothèque, si ce n'est déjà fait.
Petit bémol: Si vous n'aimez pas lire, vous pouvez sauter tout de suite. Mais je suppose que vous aimez lire, sinon vous ne seriez déjà plus là =D
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